a la tina

février 16, 2007

- on chante une chanson ?

- ouais.

- quelle chanson tu veux ?

- ouais. ouais.

- Dis-moi. Quelle chanson tu veux ?

- a la tiiina…

- alla matina ? D’accord. Tu chantes ?

- …

- alla matina a pena al…

- dzato !

- bella…

- ciao bella ciao bella ciao !

- alla matina apena alzato he trovatto

- l’inzazo…

- ha partigiano porta mi…

- via !

- bella…

- ciao bella ciao bella ciao ciao ciao !

- ha partigiano porta mi via que me sento di…

- mohi

- e si yo muoio…

Etc… Je sais que ce n’est pas une chanson pour enfants (pardon au passage, cher-e italophone pour le baragouin déplorable), mais il l’aime beaucoup et c’est lui qui la choisit. Je crois que c’est pour son rythme, ses accords à la fois gais et mélancoliques. On se partage les paroles et la mélodie s’y prète bien. Je fais mine de m’arrêter et il relance. C’est un beau dialogue qui peut se prolonger sur toute la chanson qu’il connaît jusqu’au bout (autant que moi en tout cas).

Et puis c’est une belle chanson.

Karaba

février 16, 2007

Karaba

- ouais c’est Ka’aba

- Tombez d’efffoi tombez d’efffoi

- Elle appoche elle est là

- Tombez d’efffoi tombez d’efffoi

- Karaba !!! hihihi (on se cache)

Les personnages du film Kirikou sont des compagnons très importants dans sa vie. Il a une tendresse particulière pour Karaba…

Il faudra que je fasse une note sur Kirikou.

va t’habiller

février 16, 2007

- enlève

- le patalon / le zilet / le zlip / la culotte / la ceinture

- les saussures / les saussettes

- nets tes saussures ! nets tes saussures !

- nets ton manteau

- le bonnet / nets ton bonnet

Depuis une semaine ou deux, le son rr te démange tu tu t’appliques à le prononcer correctement. Je crois que c’est venu avec la comptine de la main (“elle gratte grrt grrt”), là tu étais vraiment obligé. C’est difficile de le placer au bon endroit dans un mot (“elle garrte”) mais tu as décidé d’y arriver.

cinq semaines

février 16, 2007

Voilà cinq semaines que tu n’as plus que moi.

Voilà cinq semaines que tu attends patiemment de revoir ta maman et que tu ne comprends pas pourquoi elle n’est pas avec toi. Tu es un dur et tu ne pleures pas beaucoup. Tu ne te plains pas. Tu arrives même à vivre ta vie et à avancer avec cette déchirure.

Pourtant il y a des soirs où tu as peur, peur que moi aussi je m’en aille… Quand je prépare le repas, il t’arrive de t’asseoir sagement sur le canapé avec ta doudou et la photo de ta maman. Tu ne dis rien, tu ne pleures pas, mais je vois les questions dans tes yeux, je vois ta détresse. Et je ne peux rien faire pour toi à part être là.

Ne t’inquiète pas petit bonhomme, je serai là.

Mais je ne peux être que ton papa.